Coalition Amizero y’Abarundi : «Non à la chasse à nos membres»

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31-03-2017

Le groupe parlementaire des indépendants charge la police et les Imbonerakure de la traque aux pro-Rwasa. Le parti au pouvoir parle d’une campagne de diabolisation.

Pierre-Célestin Ndikumana : «Les jeunes du parti au pouvoir arrêtent et torturent des gens.»

Pierre-Célestin Ndikumana : «Les jeunes du parti au pouvoir arrêtent et torturent des gens.»

«Plus de 60 personnes ont été arbitrairement arrêtées, du 20 au 26 mars, par les agents du service national de renseignement et de la police en complicité avec certains Imbonerakure», lit-on dans le communiqué du groupe parlementaire « Mizero y’Abarundi » de ce mercredi 29 mars.

Selon Pierre-Célestin Ndikumana, signataire de ce communiqué, des jeunes du parti au pouvoir se sont substitués à la police. Ce député soutient qu’ils arrêtent et torturent des gens. Et de faire savoir que l’appareil judiciaire collabore dans les arrestations.

«Nous déplorons l’instrumentalisation et la manipulation de la justice burundaise dans les emprisonnements arbitraires en concoctant des montages contre les membres de notre coalition.»

Pour Armel Niyongere, défenseur des droits de l’Homme, il faut une police pour la protection de la population burundaise. Il soutient que ce communiqué confirme les rapports des différentes organisations de défense des droits humains sur le Burundi.

«Il montre que la situation devient de plus en plus grave. Des exactions sont commises par des agents de l’Etat et les jeunes du parti au pouvoir. Malheureusement, l’appareil judiciaire est devenu une machine de répression des opposants.»

«Il s’agit d’une large campagne de médisance»

Thérence Ntahiraja, parole du ministère de l’Intérieur, s’étonne des allégations de ces députés de la coalition «Amizero y’Abarundi». Il affirme que les fauteurs de trouble n’ont pas d’appartenance politique.

«Quand ils sont arrêtés, les malfaiteurs sont traduits devant la justice et condamnés conformément à la loi. Il est étonnant que des gens parlent toujours du harcèlement quand la justice poursuit des pro-Rwasa.»

Nancy-Ninette Mutoni, Commissaire chargé de la communication au Cndd-fdd, réfute en bloc les allégations portées contre les Imbonerakure. Elle soutient que le Cndd-fdd vit en harmonie avec les autres partis politiques.

«La jeunesse du parti au pouvoir est victime d’une large campagne de médisance. Elle ne saurait se substituer à la police nationale. Ce corps est reconnu professionnel pour son rôle dans le rétablissement de l’ordre au Burundi comme à l’étranger.»

Mme Mutoni dit que les questions de cohabitation des partis sont discutées au sein du Forum des partis politiques.

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